Les passionnés de surfcasting le savent, on cherche toujours à progresser, à comprendre, à tester, à observer. Que ce soit pour attraper un poisson qu’on n’a jamais pris, ou pour essayer une technique découverte ailleurs.
La curiosité nous pousse sans cesse !
Certains s’intéressent à l’histoire de notre discipline, d’autres aux compétitions, aux espèces de poissons ou à leurs comportements.
Et puis il y a ces moments où l’on aime simplement se laisser emporter par des vidéos tournées par d’autres passionnés : de beaux paysages, des poissons impressionnants, des conditions parfois très différentes de chez nous…
C’est exactement dans ce contexte que l’idée de cet article est née. Je zappais sur YouTube, regardant des shorts et vidéos de surfcasting dans le monde entier, en espagnol, en italien, en turc, en anglais…
Des techniques, des poissons, des plages toutes plus différentes les unes que les autres, des moments surprenants ou fascinants. Et tout à coup, l’envie m’est venue : pourquoi ne pas questionner directement ces pêcheurs, dans leurs pays, et comprendre ce qui les rapproche… ou les distingue de nous, en France ?
Les pêcheurs qui ont accepté de répondre à mes questions viennent de : Grèce, Italie, nouvelle Zélande, Espagne, Angleterre, Turquie, Maroc, Pays de Galle, Pologne, Hollande, USA, Gibraltar, Brésil … et chacun a partagé son expérience, ses méthodes, ses habitudes.
Et leurs réponses racontent une belle histoire : celle d’un sport qui change de paysage… mais jamais de passion.
Les pêcheurs du monde et leurs spécificités
Quand on échange avec des pêcheurs du monde entier, on se rend vite compte d’une chose : chacun a son terrain de jeu, ses habitudes… et sa manière de pêcher.
Mais derrière ces différences, on retrouve toujours la même logique : s’adapter à la mer.
Au Brésil, Pescatop pêche sur les plages de Vitória, de grandes étendues de sable avec des zones qui bougent en permanence et des courants parfois puissants. Il y recherche une grande variété d’espèces, du bar à la courbine, en passant par le mulet ou le pompano.


Pour faire face à ces conditions, son équipement reste polyvalent : il utilise des cannes de 3,60 à 4,20 m, avec une action plutôt puissante, associées à des moulinets de taille 5000 à 12000. Il pêche aussi bien en tresse (15 à 25 lb) qu’en nylon (20/100 à 50/100), avec un shock leader pouvant atteindre 70/100. Ses montages sont simples, généralement à 1 ou 2 hameçons, avec des plombs pyramide ou à grappin pour tenir dans le courant. Côté appâts, il s’adapte avec des crevettes, de la sardine, du calamar ou des coquillages.










Au Brésil, le surfcasting est très populaire, avec de nombreux clubs et compétitions.
À Gibraltar, Trevor Dalli évolue dans un tout autre environnement. Ici, pas de grandes plages : une bande de sable d’environ 440 m et des digues très utilisées.


Sa pêche est plus légère, plus précise. Il utilise des cannes de type ledgering, capables de lancer entre 60 et 160 g, avec des plombs souvent compris entre 80 et 100 g. Mais ce qui marque surtout, ce sont ses approches : il peut utiliser une palourde ouverte comme appât, ou même du fromage Edam pour cibler le Sar.








Une pêche locale, fine… mais redoutablement efficace.
Aux États-Unis, avec Matthew Bryson, on change complètement d’échelle.
Sur la côte est, entre le New Jersey et la Floride, les plages sont immenses. Il faut parfois parcourir de grandes distances pour trouver les bonnes zones.


Son matériel est donc conçu pour lancer loin et pêcher efficacement dans des conditions parfois puissantes : des cannes de 3 à 4 m, capables de propulser des plombs de 85 à 225 g, avec des montages à 2 ou 3 hameçons en fluorocarbone (40 à 60 lb). Ses appâts sont variés : mulet coupé, calamar, palourdes, vers ou crevettes.


La pêche y est très développée, avec de nombreux rassemblements.
Au Maroc, Zak Surfcasting évolue entre Méditerranée et Atlantique, sur des plages souvent sableuses, parfois mêlées de graviers ou de roches.


Sa pêche demande précision et discrétion. Il utilise des cannes longues de 4,20 à 4,50 m, avec des puissances de 100 à 225 g et des scions hybrides. Il descend parfois très fin en corps de ligne, jusqu’à 12/100, pour gagner en distance. Ses montages restent simples, avec des bas de ligne de 3 à 4 m, bien équilibrés. Côté appâts, il privilégie les vers marins, le crabe mou ou le poulpe.
Un peu plus au sud, entre Boujdour et Dakhla, Zakaria Sadouk évolue dans un environnement encore différent, sur les côtes atlantiques marocaines.

Là aussi, l’adaptation est essentielle. Il cible ses poissons en fonction des conditions et des espèces recherchées, avec un matériel capable de répondre à des situations variées. Il utilise notamment une canne puissante, adaptée aux pêches fortes (100–350 g).
Ses appâts restent simples mais efficaces : sardine, calamar ou crabe, avec une préférence marquée pour la sardine, qu’il utilise le plus souvent.
Comme dans d’autres pays du sud, il confirme une chose : le surfcasting est très populaire au Maroc, avec une vraie culture de la pêche depuis le bord.
En Grèce, Sokratis Garagos pêche sur des plages peu profondes, souvent calmes.


Son équipement est adapté à ces conditions : des cannes de 4,50 m, capables de lancer entre 100 et 250 g, avec des montages simples. Il utilise généralement un hameçon de type Chinu en 1/0 monté sur environ 2 m de bas de ligne. Ses appâts restent naturels : bibi, ver royal ou filets de poisson.








En Italie, avec Valerio Centi et Minollo Rock, on retrouve une approche très technique, où chaque détail compte.

Valerio recherche la mer agitée. Il utilise des cannes de 4,10 à 4,30 m, avec des puissances de 110 à 200 g, et adapte ses appâts — couteaux, seiche, crabe — en fonction des conditions.

Minollo, lui, ajuste en permanence ses montages : longueur des empiles, type de plomb (missile ou pyramide), adaptation aux fonds et à la mer. Il pêche généralement avec des cannes autour de 4,20 m, en trois brins, avec des puissances de 100 à 250 g.

Roberto Cunoking complète parfaitement cette vision. Installé sur la mer Adriatique, il privilégie les zones sableuses proches des embouchures. Comme beaucoup d’Italiens, il adapte sa pêche en fonction des saisons.
En été, il recherche la marbrée et la daurade royale avec des montages à longues empiles pouvant atteindre 2,50 m, et des plombs de 100 à 125 g. En hiver, sa saison favorite, il cible le bar avec des montages plus courts, équipés de bait clip, et des plombs plus lourds de 150 à 175 g pour faire face aux conditions plus difficiles.
Son équipement reste dans cette logique de polyvalence maîtrisée : des cannes en trois brins de 4,20 à 4,50 m, pour des puissances allant de 100 à 200–250 g.
Et comme Valerio, il accorde une grande importance aux conditions :
« Les conditions les plus productives pour moi sont les mers formées… »
Une approche qui résume bien l’esprit du surfcasting italien : technique, réfléchie… et toujours adaptée à la mer.
En Nouvelle-Zélande, Evans D’Cruze fait face à des conditions souvent plus rudes.


Sur la côte ouest, la mer est formée, avec du vent et de la houle. Il utilise des cannes d’environ 4,40 m, capables de lancer entre 140 et 200 g, avec des montages de type pulley ou en double empile. Ses appâts sont parfois surprenants : en plus du mulet, il peut utiliser du poulet ou du bœuf.




En Espagne, à Cadix, motomami_surfcasting pêche sur des fonds variés.


Elle utilise des cannes de 4,20 m, souvent hybrides, avec des puissances de 110 à 225 g. Ses montages sont adaptés aux conditions, notamment avec des urfes, et elle privilégie des appâts comme le mulet vivant ou la seiche.




Au Royaume-Uni, Danny Skinner et Dan Owens pratiquent une pêche très ancrée dans le quotidien.




Leur matériel reste polyvalent : des cannes autour de 4,20 m, capables de lancer entre 100 et 200 g, avec des montages spécifiques comme le pulley pennel ou un montage à 2 empiles. Les appâts sont classiques : vers, crustacés, poissons.




En Turquie, Ersan Usta doit s’adapter à trois mers différentes. (la mer noire au nord, la mer Égée à l’ouest, la mer Méditerranée au sud).


Il utilise des cannes de 4,20 m, avec des puissances de 100 à 250 g, et des montages capables de tenir la distance et le courant, comme les pulley longue distance ou les montages à 2 hameçons. Ses appâts incluent vers, Bibi et couteau.




En Pologne, Krzysiek Jaworski pêche en mer Baltique, avec très peu de marées.


Il utilise des cannes de 4,20 m, puissantes (160 à 250 g), et des montages adaptés aux poissons plats. Ses appâts : lançon, hareng, crevette ou vers.
Enfin, en Hollande, Dennis Cornielje utilise un matériel long et précis, avec des cannes pouvant atteindre près de 5 m et des puissances allant de 70 à 225 g.


Ses montages sont techniques, avec des bas de ligne d’environ 3 m et plusieurs empiles courtes, équipées d’hameçons de petite taille, pour cibler notamment le bar et le flet.
Des mers différentes, des approches adaptées
Quand on lit toutes ces réponses venues des quatre coins du monde, on se rend vite compte d’une chose : il n’existe pas un surfcasting… mais des surfcastings.
Chaque côte impose ses règles. Chaque mer oblige à s’adapter. Et chaque pêcheur construit sa propre manière de pêcher, en fonction de ce qu’il a sous les yeux.
Mais malgré ces différences, une constante revient toujours : l’observation.
Lire la mer, partout… mais jamais de la même façon
En France, on passe du temps à lire les bancs de sable, les baïnes, les cassures.
Et ailleurs ? C’est exactement la même logique… mais avec d’autres contraintes.
Aux États-Unis, par exemple, Matthew Bryson insiste sur l’immensité des zones à couvrir :
« Je préfère les plages accessibles en voiture afin de couvrir de plus grandes superficies, notamment Cape Hatteras… »

Là-bas, la lecture de plage se fait à grande échelle. On ne cherche pas seulement un poste… on cherche une zone entière.
À l’inverse, en Grèce, Sokratis Garagos ramène tout à quelque chose de plus simple, presque instinctif :
« Le type de côte n’est pas le plus important. L’essentiel est de trouver les poissons… ensuite je les pêcherai partout. »

Une phrase qui résonne forcément chez nous. Parce qu’au fond, peu importe la plage : ce qui compte, c’est de comprendre où sont les poissons… et pourquoi ils sont là.
Des conditions qui façonnent les techniques
Certaines régions imposent des conditions que l’on ne connaît que rarement en France.
En Nouvelle-Zélande, Evans D’Cruze parle d’une mer souvent difficile, avec du vent et de la houle. Là-bas, il faut du matériel capable de tenir la distance… et les conditions.
Mais ce qui surprend le plus est parfois ailleurs :
« Les snappers peuvent être pêchés avec du poulet ou du bœuf. »

Une phrase qui fait sourire… mais qui rappelle surtout une chose essentielle : les poissons ne réagissent pas partout de la même manière. Comme le précisait, Trevor avec la pêche du SAR au fromage.

Au Maroc, Zak Surfcasting décrit une situation différente :
« La mer est souvent plate, ce qui oblige à être discret et précis pour trouver les poissons. »

Ici, pas question de forcer. Il faut affiner. Alléger. Chercher la distance. Développer la finesse.
Des besoins différents selon les zones de pêche, mais un élément est commun, savoir s’adapter. Finalement, comme nous en France, on ne pêche pas de la même manière à Dunkerque qu’à la Grande Motte.
L’importance de vivre le moment
Ce qui ressort aussi, c’est à quel point chaque pêche est liée à son environnement.
En Espagne, du côté de Cadix, motomami_surfcasting résume parfaitement ce que beaucoup ressentent sans forcément le dire :
« Ce n’est pas seulement lancer une canne et attendre. Tout le processus est magnifique… »

On sent dans ses mots une vraie culture du moment. Une approche presque sensorielle du surfcasting.
En Angleterre, Danny Skinner adopte une vision encore différente :
« Je pêche sans objectif précis. Je prends simplement ce que la mer veut bien me donner. »
Une approche plus détachée … mais tout aussi intéressante.
Et puis il y a des endroits comme le Pays de Galles, où Dan Owens rappelle une évidence simple :
« Nous vivons sur une île entourée par la mer… »

Là-bas, la pêche fait partie du quotidien. Elle est presque naturelle. Elle est ancrée dans leur culture.
Popularité, culture et évolution du surfcasting
Autre point intéressant : la place du surfcasting n’est pas la même partout.
Au Maroc, Zakaria Sadouk le dit clairement :
« Le surfcasting est très populaire dans mon pays. »

Même constat au Brésil, en Espagne ou en Italie, où la discipline est bien installée, avec des clubs, des compétitions et une vraie communauté.
Ersan Usta explique :
« Le surfcasting reste une discipline assez confidentielle… mais elle se développe rapidement. »

On retrouve ici quelque chose que l’on a aussi connu en France : une pratique qui grandit grâce au partage, aux vidéos, aux réseaux.
Et puis il y a cette petite phrase de Minollo Rock, en Italie, qui fait sourire mais qui en dit long :
« J’aimerais parfois que le surfcasting soit un peu moins populaire… comme il y a 30 ans ! »
En développant sa popularité, le surfcasting peut sembler parfois perdre un peu de sa tranquillité mais il gagne aussi en partage, en échanges et en richesse
S’adapter ou ne pas pêcher
Finalement, tous ces témoignages nous ramènent à une réalité simple.
On ne pêche jamais de la même façon.
Roberto Cunoking le résume très bien en parlant de ses conditions idéales :
« Les conditions les plus productives pour moi sont les mers formées… »
Certains recherchent la houle. D’autres fuient le vent. Certains pêchent fin. D’autres pêchent lourd.
Mais tous font la même chose : ils s’adaptent.

Une leçon universelle
En lisant toutes ces expériences, on comprend vite que le surfcasting n’est pas une recette.
Le surfcasting, ce n’est pas qu’une technique. C’est une adaptation permanente : Observer, Comprendre, Tester, Améliorer
Et surtout, accepter que la mer décide.
Parce qu’au bout du compte, c’est toujours elle qui a le dernier mot.
Peu importe le pays, la langue ou les poissons recherchés, la logique reste la même.
Et c’est peut-être ça, au fond, le point commun le plus fort entre tous ces pêcheurs : le surfcasting est avant tout un sport où l’apprentissage est permanent.

Ce qui nous rassemble vraiment
Bien entendu, les plages, les poissons, les langues changent, mais la passion reste exactement la même.
Peu importe le pays, on reconnaît un pêcheur en surfcasting à la façon dont il en parle.
C’est sûrement ce qui marque le plus quand on lit tous ces témoignages.
Peu importe d’où viennent les pêcheurs, on retrouve toujours les mêmes mots… et surtout les mêmes sensations.
Partout dans le monde, on retrouve :
• l’observation
• l’apprentissage
• Le respect
• et le plaisir de partager
Des plages du Brésil aux côtes anglaises, des eaux calmes de Méditerranée aux vagues de Nouvelle-Zélande, chacun adapte sa pêche… mais tous vivent la même chose.

Le surfcasting est une grande famille internationale.
Des pêcheurs qui, sans se connaître, vivent les mêmes moments : le stress d’une touche, la concentration au moment de ferrer,la satisfaction d’un beau poisson, ou simplement le calme d’une plage au lever du jour.
Un pêcheur seul face à l’océan… mais jamais vraiment seul, quelque part dans le monde quelqu’un vit la même émotion au même moment.

S’inspirer des autres pour progresser
Observer comment pêchent les autres pays n’est pas seulement une curiosité. C’est une vraie opportunité de progresser.
Parce qu’en regardant ailleurs, on remet en question ses habitudes.
On découvre d’autres façons de faire.
Et parfois, on trouve des réponses à des situations que l’on ne comprenait pas.
Une technique italienne pour mieux gérer la houle.
Un montage anglais pour gagner en efficacité.
Un appât marocain qui fait la différence sur une daurade méfiante.
Une approche américaine pour pêcher dans des conditions puissantes.
Ce sont souvent de petits détails… mais ce sont eux qui font évoluer une pratique.
Le surfcasting moderne ne se limite plus à une plage ou à une région. Il se nourrit de ce qui se fait ailleurs.
Et c’est peut-être ça, aujourd’hui, l’une de ses plus grandes richesses : apprendre les uns des autres, sans frontière.
Regarder ailleurs, ce n’est pas s’éloigner de sa pêche. C’est la faire évoluer.

Le surfcasting reste le surfcasting partout
Merci aux pêcheurs qui ont partagé leur expérience :
Pescatop Surfcasting (Brésil), Trevor Dalli (Gibraltar), Matthew Bryson (USA), Zak Surfcasting (Maroc), Sokratis Garagos (Grèce), Valerio Centi (Italie), Evans D’Cruze (Nouvelle-Zélande), motomami_surfcasting (Espagne), Danny Skinner (Angleterre), Ersan Usta (Turquie), Zakaria Sadouk (Maroc), Dan Owens (Pays de Galles), Roberto Cunoking (Italie), Krzysiek Jaworski (Pologne), Dennis Cornielje (Hollande), Minollo Rock (Italie)
La curiosité nous pousse à observer, comparer, tester… et surtout à partager.
Et au fond, c’est sûrement ça qu’on vient chercher.
Parce qu’au-delà des techniques, du matériel ou des espèces, ce que l’on retrouve partout, c’est cette même envie d’être au bord de l’eau.
Des kilomètres de côte nous séparent… mais la mer, elle, est la même pour tous et peut-être qu’un jour, quelque part sur une plage du monde, nous pêcherons côte à côte.
Parce qu’au fond, le surfcasting reste le surfcasting où qu’il soit.
Plongez dans leurs profils et évadez-vous !
Pescatop Surfcasting (Brésil) : Facebook
Dennis Cornielje (Hollande) : Facebook
Trevor DALI (Gibraltar) : Facebook
Matthew BRYSON (USA) : Instagram et Facebook (TikTok : @acclimattize)
Zak Surfcasting (Maroc) : Facebook
Sokratis GARAGOS (Grèce) : Instagram et Instagram 2
Valerio CENTI (Italie) : Youtube
Minollo ROCK (Italie) : Facebook
Evans DCRUZE (Nouvelle-Zélande) : Facebook
motomami_surfcasting (Espagne) : Instagram et Facebook (Tik tok: motomami_surfcasting)
Danny Skinner (Angleterre) : Facebook
Dan Owens (Pays de galle) : Facebook
Krzysiek JAWORSKI (Pologne) : Facebook
Roberto Cunoking (Italie) : Facebook
Zakaria Sadouk (Maroc) : Facebook

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