Nous avons tous entendus, au moins une fois, une de ces phrases, d’une personne qui ne connaît pas vraiment le surfcasting :
“Franchement, vous avez du courage… rester là sans bouger pendant des heures !”
“Moi je pourrais pas, j’ai besoin que ça bouge plus !”
“Ça mord pas souvent, non ? Vous devez vous ennuyer…”
“C’est sympa, c’est reposant, non ?”
Car pour beaucoup, le surfcasting, c’est ce mec tranquille, assis dans sa chaise de camping, les cannes alignées face à la mer, qui attend patiemment qu’un poisson veuille bien mordre. Une image de pêche calme et tranquille !
Et pourtant… cette image est bien loin de la réalité.
Bien sûr, on peut toujours pêcher de cette manière, mais en réalité le surfcasting est une activité physique, un véritable sport, quand on le pratique plus sérieusement !
Le surfcasting, ce n’est pas seulement 2-3 heures passées au bord de l’eau à marée haute, tout commence bien avant le premier lancer, et se termine bien après le dernier poisson !
Avec cet article, nous souhaitons vous expliquer pourquoi le surfcasting est un sport complet !
Tout commence avant la pêche : Préparer, réfléchir et se concentrer
Tout commence dès l’élaboration des montages.

Il faut réfléchir aux bons montages selon le lieu, la saison, les conditions et les espèces recherchées : longueur des empiles, taille des hameçons, type de bas de ligne, perles, émerillons… rien n’est laissé au hasard.
Chaque détail compte, chaque choix a son importance.
Puis vient le moment de les réaliser avec soin, d’enchaîner les nœuds, d’ajuster les longueurs, et de vérifier la solidité des montages.
Cela demande de la concentration, de la précision et une vraie dextérité manuelle.
Un montage mal fait, c’est une touche ratée et potentiellement un poisson perdu.
C’est une phase technique mais aussi mentale, un peu comme un mécano qui prépare sa machine avant la course !
Le pêcheur en surfcasting ne se contente pas de pêcher, il conçoit et prépare son matériel comme un sportif prépare son équipement avant la compétition.
Michael Jordan (Basket) : « Gagner commence par la préparation. »
Les coups de fourche pour les appâts : Creuser, fouiller et recommencer
Avant même de pêcher, il faut souvent aller chercher ses appâts soi-même, car c’est quand même plus économique !

Et là, on quitte tout de suite le registre de la balade tranquille.
Creuser dans le sable pour débusquer des vers ou des couteaux, parfois sous le vent, dans la vase, plié en deux pendant quelques heures… c’est du sport.
L’accès aux zones de ramassage est parfois compliqué : il faut descendre une pente, marcher longtemps, porter des seaux, franchir des zones de roches.
Les non-pratiquants ne le voient pas, mais la séance de “coup de fourche” est déjà une vraie séance de musculation : bras, dos, cuisses, tout y passe.
Une sorte de fitness à ciel ouvert, sans le coût de l’abonnement à la salle 😅
Muhammad Ali (Boxe) : « Je déteste chaque minute d’entraînement, mais je disais : n’abandonne pas. »
L’accès au spot : Marcher, porter et transpirer
Le spot parfait n’est pas toujours à côté du parking.
Il faut souvent marcher, dans le sable mou, sur les galets, ou au travers de dunes avec son matériel sur le dos.
Entre les cannes, les piques ou le trépied, les appâts, le seau, la frontale, le sac à dos avec tout le matériel … on dépasse facilement les 20 kilos.
Chaque pas s’enfonce dans le sable, chaque montée de dune tire sur les mollets.
Et quand on arrive enfin sur la plage, essoufflé, avec les épaules qui brûlent, on peut dire à ce moment-là que la séance d’échauffement est terminée.
C’est un peu comme un randonneur, chargé de son sac de survie, qui atteint son premier bivouac avant de poursuivre son ascension.
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En pêche : Marcher, lancer et combattre
Une fois installé, ce n’est pas le moment de se reposer.

Nous marchons sans arrêt : on place nos cannes, on change les appâts, on vérifie les touches ou que la ligne est tendue.
Il n’est pas rare de faire 10, 15 ou 20.000 pas lors d’une session.
En plus de la marche, on relance nos lignes toutes les 20 à 30 minutes. À chaque lancer, c’est un plomb de 120 à 150 g que l’on propulse à plus de 100 mètres, avec un geste technique, qui sollicite le dos, les bras, les hanches, et les jambes.
Après une session de 6 heures, le corps ressent bien l’effet de tous ces efforts !
Emil Zatopek (Course de fond / athlétisme) : « Il n’y a pas de victoire sans souffrance. »
En plus, les terrains changent, les appuis aussi :
• sur une plage de galets, il faut rester stable
• sur roche, chaque pas compte
• sur sable mou, les jambes travaillent sans arrêt.
Et que dire d’une belle touche où il faut sortir un congre de plusieurs kilos en utilisant les bras, les cuisses, le dos !

Ajouter à cela le vent, la pluie, le froid, avec le bruit des vagues et de l’environnement !
Et dans ces conditions, il faut faire preuve de persévérance, avoir un gros mental, quand la touche se fait attendre alors que nous avons changé de montage, d’appâts, de distance de pêche et que l’on ne trouve pas la solution !
Rafael Nadal (Tennis) : « La patience est la clé du succès. »
Le pêcheur reste debout la plupart du temps, concentré, parfois dans des conditions pas très sympathiques.
Résistance physique et mentale sont de mise, comme pour un sportif d’extérieur qui apprend à composer avec les éléments.
Le retour au véhicule : Marcher, porter et se traîner
Quand la session est finie, il faut tout démonter, tout ranger, tout porter à nouveau.
Le matériel semble plus lourd, le corps est plus fatigué.
La marche du retour vers le parking semble deux fois plus longue qu’à l’aller. 😅
Marcher dans le sable, grimper les pentes, avec le sac sur le dos, le fourreau, le seau, et les jambes lourdes… c’est le moment où l’on comprend pourquoi on dit que le surfcasting, c’est du sport.
C’est un effort comparable à celui d’un marathonien qui a les jambes qui piquent sur les derniers kilomètres !
Et pourtant, ce n’est pas encore fini.
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Le retour à la maison : Rincer, nettoyer, entretenir.
Une fois rentré, le pêcheur en surfcasting n’en a pas terminé.

Il faut nettoyer, rincer, sécher, entretenir, ranger.
Les cannes, les moulinets, les lignes, les seaux, les appâts… tout doit être prêt pour la prochaine session.
Comme le ferait un cycliste avec son vélo, on entretient notre matériel avec soin pour qu’il dure.
Ce rituel du nettoyage, c’est le “retour au calme” du sportif.
Une étape essentielle qui demande encore de la patience, de la rigueur et de l’énergie.
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Oui, le surfcasting est un sport complet
De la préparation à la pêche, du coup de fourche au dernier lancer, du transport du matériel au nettoyage final, le surfcasting sollicite tout : les muscles, l’équilibre, l’endurance, la stratégie, la concentration.
Le surfcasting, c’est un sport complet, exigeant mais passionnant !
Et ce n’est pas pour rien qu’il est reconnu et encadré par la Fédération Française des Pêches Sportives (FFPS), qui organise compétitions, championnats et formations à travers le pays.
Alors, la prochaine fois que quelqu’un vous dira que le surfcasting, “c’est juste être assis à attendre”, répondez-lui simplement :
“Assis à attendre ? Pas vraiment, viens avec moi faire les appâts ce midi et pêcher cette nuit de 1h à 7h ! ”
