48 heures de pêche en surfcasting sur Arcachon – entre océan et bassin

Il y a des voyages qui sentent bon l’iode, la rigolade entre potes et l’envie de changer d’horizon.

Bruno, Jérémie et Meddy ont pris la direction du bassin d’Arcachon pour 48 heures de pêche.

Jérémie

« Départ de Nantes vers 8h30 et nous voilà partis pour 4h de route, direction le bassin d’Arcachon » nous explique Jérémie.

Bruno

« Nous arrivons et récupérons notre location à Gujan-Mestras et nous nous préparons tranquillement en attendant nos 2 amis du secteur Isaac et Nacho » précise Bruno.

Meddy

« Pour ma part, connaissant déjà la région pour y être venu plusieurs fois en vacances, aucune surprise côté paysage. En revanche, niveau surfcasting, c’est une vraie découverte, je n’ai encore jamais pêché ici. Je suis clairement impatient de voir ce que le bassin a dans le ventre ! » ajoute Meddy.

L’idée est simple : passer un bon moment entre potes, découvrir le secteur et surtout aller pêcher avec les amis Isaac et Nacho, dans leur fief — là où ils connaissent chaque spot, chaque recoin, là où ils appellent les poissons par leurs prénoms 😂

Avant même de sortir les cannes du coffre, l’équipe a pris le temps de discuter un peu avec eux. Et quand ça parle pêche, ils savent de quoi ils parlent.

« Octobre, c’est un très bon mois pour pêcher sur le bassin, expliquent-ils. On peut encore toucher de belles daurades royales avant leur départ, et quelques beaux bars qui se nourrissent avant la fraie. »

Les espèces recherchées ?

« Daurades royales, bars, sars… tout ce qui bouge encore dans ces eaux. »

Et s’ils devaient citer un poisson surprise :

« Le premier turbot avant le froid, surtout s’il a la maille ! »

Côté stratégie, ils sont clairs : en cette saison, le bassin a souvent l’avantage sur l’océan.

« Les vents forts et la houle peuvent vite compliquer la pêche côté Atlantique. Le bassin reste plus stable et souvent plus accessible. »

Mais comme ils le disent si bien :

« Les conditions parfaites n’existent pas. C’est au pêcheur de s’adapter, et c’est justement ce qui rend le surfcasting si passionnant. »

Isaac et Nacho préfèrent les pêches de nuit, plus calmes et souvent plus productives.

Et à cette période, côté appâts, ils ne font pas dans la discrétion : casseron, calamar, couteau, sardine, bibi… tout ce qui sent fort et attire les gros poissons. Et pour faire la différence :

« Faut pas hésiter à panacher les appâts — calamar/tube, tube/pistiche… De belles bouchées, ça paye souvent. »

Sur la marée, ils restent fidèles à leurs habitudes : la fin du descendant et tout le montant, les moments où “ça tape le plus”.

Et avant de filer préparer leur matériel, ils lâchent leur phrase fétiche :

« Un bon spot, des appâts bien frais et des potes, c’est parfait ! »

Avec ces bons conseils en tête, la team s’est lancée pour deux jours intenses entre le bassin et l’océan.

Premier spot : Une entrée en matière technique sur le bassin

Pour commencer cette aventure, Isaac et Nacho emmènent l’équipe sur un premier poste du bassin, à la recherche de sparidés.

« Arrivés sur place, nous avons testé un premier poste. Pas si facile à pêcher car il ne fallait pas lancer trop loin — entre 0 et 50 m — à cause des nombreux corps-morts. Je dirais que c’était une pêche assez technique, mais avec beaucoup d’activité. » raconte Jérémie.

« On commence la pêche vers 17 h, et ça s’annonce pas facile, avec un bon vent de face, de bonnes averses, et un courant qui nous obligera à plomber en 175/200 g portugais. Ça nous change de chez nous, on plombe rarement aussi lourd. » ajoute Bruno.

Côté conditions, on est sur une marée basse autour de 13 h plus tôt dans la journée, coefficient 76, un coefficient encore assez puissant.

Les appâts du jour : tubes, pistiches, couteaux, miracles, bibis et crabes.

Montages utilisés : traînard fixe, 2×2 m, et 3×90 cm.

Très rapidement, les premières touches arrivent. Nacho ouvre le bal avec une petite royale, suivi de Bruno puis Meddy.

Un vrai passage actif : toutes les daurades sont calibrées entre 20 et 23 cm, avec des doublés et même un triplé.

Puis les algues reviennent, recouvrant les bas de ligne et ralentissant le rythme.

À 20h30, les cannes sont pliées, le froid commence à tomber et un bon repas chaud les attend à la location.

« Pour cette première session, nous avons réussi à faire une vingtaine de royales, et un sar de 26 cm » conclut Bruno.

Un début de week-end prometteur avec de l’activité !

Entre deux marées, un bon barbecue de poulet épicé préparé par l’équipe, dans une ambiance simple et détendue.

Le genre de week-end où l’on pêche autant pour les poissons que pour les copains !

Deuxième spot : cap sur l’océan, puis retour stratégique sur le bassin

Le samedi, changement de décor : Isaac propose une pêche côté océan, dans les baïnes, à environ 1h du bassin.

« Une fois sur place, nous faisons d’abord une petite visite du magasin Océan.com. Obligatoire selon Isaac 😅 Mais franchement, ça valait le détour : Adrien le gérant est super sympa, très compétent et capable de conseiller le spot adéquat. » relève Jérémie.

Hélas, les conditions du jour sont loin d’être idéales : houle, vent fort et courant puissant. Même le spot proposé par Adrien est difficilement praticable.

« On arrive sur place vers 19 h. Malgré le vent, la houle et le fort courant : on décide de tenter quand même, mais nos montages ne tiennent pas, même avec du 200 g en grappin. Après environ une heure de pêche, on plie et on décide de changer de plan. » raconte Bruno

Il est temps de revenir dans le bassin, à l’abri du vent et avec une mer plus calme.

Arrivée sur le nouveau spot environ 3h avant la basse mer. Les conditions sont presque à l’opposé de l’océan : mer calme, vent tombé.

« Meddy est le premier à mettre les lignes à l’eau. Les touches sont bien présentes, mais les poissons ne se piquent pas. Je sors le premier poisson, une petite royale, suivi de Meddy et Nacho. » explique Bruno

La première heure est décisive : de nombreuses petites royales et quelques bars sortent. Puis un calme plat s’installe. La mer se retire à vitesse grand V, laissant un énorme banc de sable devant la team. Ils doivent patienter 2 à 3 heures dans le froid avant que l’eau remonte.

Pendant cette pause, ils en profitent pour grignoter, discuter et rigoler. Et quand la marée remonte, le poisson est de nouveau actif.

« Avec mes trois cannes montées (2×1m80, traînard fixe et 3×90 cm), j’enchaîne les prises jusqu’à ce que la mer commence à redescendre : petites royales (20–24 cm), un petit sar, trois petits bars francs et deux mouchetés de 33 et 34 cm. Au total, je ferai 22 poissons. » partage Bruno

« Deux mouchetés maillés pour Bruno, un bar franc de 51 cm pour moi, un bar franc de 46 cm pour Meddy. Au lever du jour, Isaac sort un très beau marbré et Nacho un moucheté. Fin de session vers 8 h. » conclut Jérémie

Et Meddy résume aussi son ressenti :

« Malgré une météo pas vraiment clémente, on arrive quand même à toucher quelques poissons : bars, bars mouchetés, sar, marbré, et surtout énormément de petites daurades royales. J’étais impressionné par la quantité, mais on n’a pas réussi à sortir une vraie belle pièce dans le lot.

Niveau appâts, j’ai beaucoup utilisé du vers tube et de la pistiche. Sur les conseils de Bruno je passe au couteau, ce qui me permet de toucher un joli bar. Puis, sur les conseils d’Isaac, je tente le marbré au vers de sable – mais à peine la ligne tendue, les petites royales tapaient déjà 😅 Résultat, pas de marbré pour moi cette fois, mais un vrai plaisir de tester ces techniques et ces poissons ! »

Cette deuxième session a confirmé exactement ce qu’avaient annoncé Isaac et Nacho en arrivant :

« Le bassin, c’est souvent plus stable et plus accessible que l’océan quand le vent et la houle s’en mêlent. »

La preuve que sur Arcachon, le bassin peut être un refuge précieux quand l’océan est démonté.

En conclusion

Et comme souvent, ce sont les mots des copains qui résument le mieux ces 48 heures passées à Arcachon.

« Merci encore pour tout, les gars, pour ce week-end rempli de rigolade et de camaraderie. Le temps n’était pas idéal, mais on a passé un super moment en votre compagnie. Vous êtes au top, changez rien ! De toute façon, on est Bretons maintenant 😂😂 ! » disent Isaac et Nacho.

« Un grand merci également à vous de nous avoir reçus comme il se doit. Malgré le temps, on a passé un excellent week-end. On a eu des conditions difficiles, heureusement qu’on avait la bonne humeur 😅🤣🤣🤣 ! À charge de revanche chez nous ! Ce sera un plaisir de vous accueillir ! » confirme Bruno.

« Merci les gars, c’était top ! Malheureusement, vous ne pouvez pas faire la pluie et le beau temps 😅. Ce n’est que partie remise. Un bon moment passé ensemble, et je précise quand même que j’ai fait le plus beau poisson de la session chez vous 🤣🤣🤣 ! » renchérit Jérémie.

« Ce fut un week-end très enrichissant, avec des spots qui ont énormément de potentiel. La météo n’était pas de notre côté, mais c’est justement ce qui nous donne envie de revenir avec de meilleures conditions pour vraiment exploiter la pêche au maximum.

On a passé un super moment, et je tiens à remercier Isaac et Nacho pour l’accueil, ainsi que la tatie de Jérémie pour le logement 😜.

La pêche, c’est aussi ça : parfois les poissons ne sont pas là, parfois la météo joue contre nous, mais on vit des rencontres, des rires, des moments de partage qui restent gravés pour toujours.

Arcachon, nous reviendrons ! 💪🏽😂🎣 » ajoute Meddy.

Un week-end pas parfait côté météo, mais parfait sur l’essentiel : le plaisir de pêcher ensemble, d’apprendre, de rire et de profiter.

Des moments simples, vrais, comme on les aime.

Et si la pêche, c’est parfois une question de marée ou d’appât, c’est surtout une histoire d’amitié et de passion partagée.

Un vrai esprit Nojo ces 48 h à Arcachon !

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