Débuter en Surfcasting : ce qu’on aurait aimé savoir à nos débuts

Le surfcasting est une pêche passionnante mais technique, et on peut vite s’y perdre lorsqu’on débute. Entre les types de cannes, les nœuds, les appâts, les marées et les zones de pêche, difficile de savoir par où commencer, surtout si vous rêvez simplement d’attraper votre tout premier poisson, maillé ou non !

Sur les forums, les blogs ou les groupes Facebook (comme le nôtre 😅), on trouve beaucoup d’informations. Mais faire le tri, surtout quand on débute, ce n’est pas si simple.

Quel est le vrai besoin pour débuter ? Que faut-il privilégier ? Quel est le juste nécessaire ?

La team NOJO et Isaac se sont remis au travail pour vous proposer un guide simple, basé sur nos expériences, pour vous aider à attraper votre premier poisson !

Isaac avec 2 jolis poissons

Acheter son 1er matériel : comment faire les bons choix pour débuter ?

La canne, le prolongement du bras du pêcheur

Ne partez pas tout de suite sur des modèles à 200 €. Une bonne canne d’entrée de gamme fait largement le travail pour débuter.

On vous conseille d’acheter une canne en 3 brins de longueur 4,20 m (pour nous c’est la longueur la plus adaptée à notre discipline) d’une puissance de 100 à 200 g (voire 250 g).

La puissance d’une canne correspond à la plage de poids (en grammes) pour laquelle la canne est conçue au lancer. Nous aborderons un peu plus tard, dans l’article, cette notion !

Dans les cannes, vous entendrez parler de canne hybride ou power (tubulaire). Il s’agit du type de scion de la canne, c’est-à-dire la pointe.

Les cannes dites hybrides sont plus souples et sensibles à la touche, contrairement aux cannes dites power qui sont plus rigides et donc moins sensibles.

Conseil : si tu pêches principalement l’été, voire au printemps, probablement dans des conditions de temps avec une mer calme et de faibles courants, dirige-toi vers une canne dite hybride : elle sera plus adaptée à ces conditions !

Si tu souhaites pêcher toute l’année, dans toutes les conditions, avec une mer agitée et du courant, alors dirige-toi vers une canne power ! Elle te permettra de pêcher dans toutes les conditions.

D’autres critères pourraient être pris en compte comme le poids de la canne, son type d’action (façon dont plie la canne sous la tension, c’est-à-dire comment elle réagit quand tu lances ou combats un poisson), le type, le nombre et le placement des anneaux… mais tous ces éléments sont des critères plus techniques. Tu auras bien le temps de t’y pencher plus tard si cette pratique te passionne !

Soyez raisonnable et ne vous laissez pas berner par le marketing des marques. La canne ne fait pas le pêcheur.

Certes, elle apporte du confort au surfcaster que nous sommes, mais lorsque l’on débute et que l’on pêche au mieux une dizaine de fois par an, ce rythme ne justifie pas forcément l’achat d’une canne haut de gamme.

Mieux vaut investir progressivement, en apprenant les bases, en développant sa technique et en identifiant ses réels besoins. Le matériel viendra ensuite, en fonction de votre expérience et de votre passion.

Le moulinet, son poids, sa contenance et sa récupération

Après la canne, il faut s’équiper d’un moulinet pour avoir le matériel de base !

Ici aussi, pas besoin de viser le haut de gamme.

Pour la pêche en surfcasting, 2 tailles de moulinet sont à privilégier. Les moulinets en taille 5000 à 7000, pour le surfcasting dit « léger », sont plus compacts et légers. Ils sont plus adaptés pour les petits gabarits, les jeunes pêcheurs ou tout simplement pour ceux qui souhaitent éviter de se fatiguer rapidement avec un ensemble canne-moulinet trop lourd.

À l’inverse, les moulinets de taille 10000 à 14000 sont plus volumineux et plus lourds, mais ils offrent une plus grande capacité de fil, ce qui est très utile pour les lancers longue distance ou pour faire face à de grosses conditions de mer.

Le bon choix ? Celui qui vous permet de pêcher confortablement sans vous épuiser. Le moulinet doit s’adapter à votre morphologie, à votre technique et au type de pêche que vous pratiquez.

Quand on débute, et si votre technique de lancer est approximative, les moulinets de taille 5000 à 7000 sont suffisants : ils seront plus légers et feront très bien le travail attendu !

Quel que soit votre choix, il est important de bien rincer à l’eau claire votre matériel après chaque sortie. Cela garantit une meilleure longévité de vos cannes et moulinets. L’entretien, c’est vraiment fondamental !

Quel fil mettre sur son moulinet ? Ne vous compliquez pas la vie !

Choisir le bon fil pour garnir son moulinet est une étape importante, mais inutile de tomber dans la complexité dès le départ.

Il existe plusieurs options, avec chacune leurs avantages… et leurs inconvénients.

Le 30 ou 35/100 : simple, fiable, sans prise de tête

C’est la solution qu’on recommande pour débuter. Un fil en 30 ou 35/100 (0,35 mm) vous évite bien des soucis :

• Pas besoin d’arraché ni de nœud de raccord compliqué.

• Suffisamment solide pour encaisser des lancers débutants, même un peu brusques.

• Très polyvalent : il passe partout, même dans des conditions un peu musclées.

C’est le meilleur compromis pour commencer sans se poser 10 000 questions.

Le 26/100 + arraché conique : pour les amateurs de distance

Ce diamètre est très utilisé quand on cherche à lancer loin. Le fil principal est plus fin (26/100), ce qui permet une meilleure glisse dans les anneaux. Mais pour éviter qu’il casse au lancer, on ajoute un arraché conique (un fil plus épais et plus costaud sur plusieurs mètres).

Avantages :

• Idéal pour les lancers longue distance.

• Moins de résistance à l’air et à l’eau.

Inconvénients :

• Demande de maîtriser un bon nœud de raccord entre le fil principal et l’arraché.

• Moins adapté si vous débutez en lancer ou si vos gestes ne sont pas encore fluides.

Le 26/100 avec arraché conique intégré : le confort… à un prix

Certains fils sont vendus avec un arraché conique directement intégré. C’est pratique : pas besoin de faire de nœud, tout est déjà prêt à l’emploi.

Avantage : parfait pour ceux qui veulent éviter les nœuds sans renoncer à la distance.

Inconvénient : le prix ! Et si ça casse… il faut tout racheter.

Notre conseil

Si tu débutes, que tu ne maîtrises pas encore les nœuds ou que tu n’es pas à l’aise avec les lancers puissants, pars sur du 30 ou 35/100 classique.

C’est solide, simple, rassurant. Tu te concentreras d’abord sur la gestuelle, le montage et la lecture de la plage.

Tu verras ensuite, avec l’expérience et l’envie d’aller plus loin, qu’il est tout à fait possible d’évoluer vers des fils plus fins et plus techniques (20, 16, voire même 14/100).

Et n’oublie pas : bien remplir ton moulinet !

Un fil mal enroulé ou un moulinet à moitié vide, et c’est la galère assurée.

Demande conseil en magasin ou regarde des tutos pour bien charger ta bobine.

Voici une vidéo explicative :

Conseil Décathlon Fishing

Mieux tu prépares ton matériel, plus agréable sera ta session !

Les montages et accessoires de base

Là aussi, inutile d’avoir 15 montages différents au début. 3 modèles suffisent :

Montage traînard : C’est un montage qui fonctionne très bien pour de nombreuses espèces, c’est d’ailleurs le préféré de la team NOJO.

On te conseille d’acheter des urfes ! Ce sont de petits accessoires sur lesquels tu accroches ta ligne d’un côté et le plomb de l’autre. C’est à la fois simple et efficace !

Des Urfes

Pour la longueur du traînard, mets un fil de type fluorocarbone de 30/100 à 40/100 en longueur de 1,50 à 2,50 m selon les conditions, sur lequel tu mets un hameçon de taille 4 à 2 selon les appâts (voire plus gros si tu veux mettre de belles bouchées). Plus les appâts sont « gros », plus tu peux mettre un gros hameçon. La règle, c’est d’adapter la taille de l’hameçon à la taille de l’appât !

Taille des hameçons

Montage 2 empiles : Ce montage est assez polyvalent pour toutes les espèces, et il s’adapte à la majorité des situations. Monte des empiles de longueur de 0,90 m à 1,50 m avec un diamètre de 25 à 35/100 et des hameçons de tailles 6 à 4 !

Montage 3 empiles : C’est le montage tout-venant par excellence, il est très intéressant pour pêcher la bordure ! Alors si tu ne lances pas loin, il te permettra de pêcher tous les types de poissons qui y sont présents !

Avec des empiles de diamètre de 25 à 30/100 maximum, d’une longueur de 50 cm à 90 cm selon les conditions de la mer (tu peux descendre jusqu’à 20/100 par temps calme et courant faible) et des hameçons fins de fer de taille 6 à 4, tu seras armé pour réussir à attraper tes premiers poissons !

Montage 3 empiles

Conseil : Achète-les tout faits au départ si tu veux juste essayer cette pratique. Tu apprendras à les faire plus tard, car pour les fabriquer il y a 2 techniques : soit les perles collées, soit les nœuds d’arrêt.

Voici un petit aperçu :

Tuto NOJO SURFCASTING

Petits accessoires essentiels… et pas plus !

Soyez raisonnable dans vos achats. Voici l’essentiel pour les petits accessoires :

Aiguilles à escher : pour mettre les vers proprement.

Plombs portugais et missile : stables, parfaits pour débuter. Prenez du 130 g, 150 g et pourquoi pas du 175 g si vous pêchez dans des conditions avec de forts courants (ou alors un plomb grappin en 125 ou 150 g).

Assurez-vous que votre canne accepte ces poids ! Pour ce faire, additionnez les 2 chiffres de puissance de la canne et divisez par 2. Le résultat correspond au poids pour lequel la canne est conçue.

(Exemple : Une canne de puissance 100-200 g → 300/2 = 150 g)

À ce poids de plomb, la canne est censé mieux travailler et donc optimiser votre lancé! 

Pochette de plombs

Pique ou trépied : pique pour plage sablonneuse, trépied si vous pêchez sur digue ou galets.

Cannes sur trépied

Ciseaux : pour couper fil, appâts et caudales 😅

Dégorgeoir + pince : pour décrocher les hameçons.

Mètre : pour mesurer vos prises.

Fil élastique : pour bien ficeler vos appâts sur l’hameçon.

Clochette : si vous ne voyez pas encore bien les touches.

Agrafes rapides : pour fixer rapidement vos montages. Pour raccorder cette agrafe à votre fil du moulinet, faites le nœud de palomar (le plus simple, il sera suffisant pour commencer !).

Tuto The Fisher Channel – Noeud Palomar

Perles flottantes : ce sont de petites perles que l’on met sur l’empile proche de l’hameçon. Elles permettent de donner l’illusion que l’appât nage dans l’eau. Ça peut être très efficace notamment sur les montages 2 ou 3 empiles. LSC Gum peut te renseigner sur le sujet, ils sont de très bons conseils.

Perles Flottantes LSC Gum

Avec tout cela, un sac à dos et une housse pour les cannes, pour bien les protéger du sable ! Et là, vous avez tout le matériel pour bien vous lancer.

Ne rachetez pas à chaque sortie. Commencez avec ça, testez, et vous verrez ce qu’il vous manque ensuite. La règle, c’est d’acheter petit à petit, car c’est un sacré budget. Alors, étalez vos dépenses au fur et à mesure de vos besoins !

Choisir son spot et planifier sa sortie

Où pêcher quand on débute ?

Pour ses premières sessions, il est inutile de faire de nombreux kilomètres pour trouver un spot. Il y a du poisson sur toutes les plages ou digues. Bien entendu, certaines sont plus poisseuses que d’autres, mais rien ne garantit sa présence le jour de votre sortie !

Deux choix s’offrent à vous :

• Le spot proche de chez vous, que vous avez repéré ou entendu dire comme « poissonneux ».

• Le spot où un ami vous emmène : c’est l’idéal. Dans ce cas, demandez-lui bien quels montages et appâts utiliser.

Ne parcourez pas des kilomètres pour rien ! Soyez raisonnable, surtout si vous n’avez qu’une soirée ou un après-midi devant vous.

Quand pêcher ?

• Les 2 à 3 dernières heures de marée montante sont souvent les meilleures.

• La première heure de marée descendante peut aussi donner de belles surprises.

• Aube et crépuscule : moments parfaits pour le bar, la daurade, etc.

Et si vous le pouvez, faites la totalité du montant, cela vous permettra de voir quels poissons sont présents sur le spot ! Ou le descendant car certaines plages donnent de bons résultats dans ces conditions. 

Vérifiez bien les marées et le vent avant de sortir. Surtout en plage : regardez jusqu’où l’eau monte. En cas de doute, privilégiez les pêches en digue ou port, plus sécurisantes pour débuter.

Votre sécurité d’abord !

Pas de pêche par grand vent, ni de sortie seul sur une zone non connue. Soyez prudent !

Zone de pêche sécurisée

Les appâts : ce qu’il faut savoir

Où les acheter ?

• Dans un magasin spécialisé en articles de pêche. Privilégiez les petits magasins présents autour de chez vous ou de votre zone de pêche. Ils auront sûrement des conseils à vous donner !

• Pour certains appâts comme le maquereau, la sardine, l’encornet ou la seiche, vous pouvez tout simplement aller en poissonnerie et les acheter frais.

Attention : évitez les produits congelés du supermarché, car ils ont peut-être été nettoyés avant emballage et donc ne disposent plus de l’odeur de l’appât tant appréciée par les poissons !

Quels appâts choisir pour débuter ?

Pas besoin de vous éparpiller. Voici une sélection d’appâts qui ont fait leurs preuves et qu’on peut trouver assez facilement :

Arénicole : vers cylindriques de 6 à 25 cm présents dans les plages sableuses (appelés aussi « ver noir »), très faciles à reconnaître grâce à leurs petites “crottes” de sable à la surface. Ils dégagent une odeur iodée très attractive pour de nombreuses espèces : bar, daurade, poissons plats, sparidés… Facile à récolter avec une fourche, et utilisable sur tous types de fond, ce vers est parfait pour débuter en surfcasting. Il peut être enfilé entier ou en tronçons, et on recommande une aiguille fine pour le présenter proprement à l’hameçon.

Pistiches (aussi appelés mouron ou mouron dur) : vers marins robustes de 10 à 18 cm, à la chair ferme et résistante, parfaits pour le surfcasting. Très attractifs pour la daurade, les sparidés, les poissons de roche et le bar. Leur texture solide permet de les escher entiers, en tronçons ou piqués par la tête, tout en résistant bien aux lancers et aux petits poissons.

Pistiche eschée avec perle flottante

Demi-dures : petits vers de 6 à 12 cm, très économiques et universels. Leur chair tendre et savoureuse est prisée par de nombreuses espèces : poissons plats, roches, daurades, mulets, soles, bars, sars… Elles conviennent à tous les montages et techniques (surfcasting, bord, bateau) et sont parfaites pour les débutants grâce à leur excellent rapport qualité/prix. Pensez à escher 2 à 3 demi-dures à l’aiguille pour optimiser la tenue dans les vagues et améliorer votre ferrage.

Couteau : ce bivalve allongé est un excellent appât pour le surfcasting. Nous l’eschons sans sa coquille, puis le ligaturons solidement autour de l’hameçon avec un fil élastique pour assurer une bonne tenue au lancer. Son odeur puissante le rend très attractif, notamment pour le bar, la daurade et les poissons de roche.

Sardine (fraîche) : à découper en filets ou lamelles. Très odorante, attire le bar ou les mulets. Attention, elle se délite vite au lancer : utilisez une aiguille et fixez-la bien avec du fil élastique.

Maquereau (frais) : bon appât gras, efficace pour le bar ou les carnassiers. Même usage que la sardine : à couper en lanières et à bien fixer.

Maquereau esché avec perle flottante

Encornet ou seiche (frais) : excellente tenue à l’hameçon, parfait pour les gros poissons. À couper en bandes ou lamelles selon la taille de l’hameçon.

Conseil : pour vos premières sessions, ne prenez que 2 ou 3 types d’appâts maximum. Par exemple : arénicole + maquereau. Cela suffit largement pour tester, observer ce qui fonctionne et progresser sans se ruiner.

Le lancer : commencez simple et efficace

Le lancer à la belge est idéal pour débuter : c’est une technique accessible à tous, assez robuste pour envoyer entre 60 et 80 mètres et qui limite les risques de blessure.

C’est un excellent choix pour bien démarrer :

• Facile à apprendre, le geste se fait naturellement.

• Assez puissant pour atteindre des distances intéressantes sans forcer.

• Moins traumatisant pour les articulations, donc plus sécurisant à pratiquer régulièrement.

Voici une démonstration :

Explication par Chriskk Fishing

L’important, ce n’est pas de lancer à 150 m, mais de lancer là où sont les poissons !

La stratégie des deux cannes

Pour optimiser vos chances, variez les distances et les montages :

• Première canne : placez-la dans la bande des 30 mètres ou juste derrière les vagues, selon les conditions de mer. Montez-la avec un bas de ligne à trois empiles, eschées de demi-dures sur les deux hameçons du haut, et un autre appât différent sur l’hameçon du bas.

• Deuxième canne : lancez-la le plus loin possible, avec un traînard esché d’un couteau sans sa coquille. Cela permet de cibler des poissons qui se nourrissent plus au large.

Pourquoi varier ?

En surfcasting, même une différence de 5 mètres peut faire la différence. Une canne près, l’autre loin : c’est la meilleure manière de trouver rapidement à quelle distance et avec quel appât les poissons mordent. Les résultats changent d’un jour à l’autre, et la météo joue aussi un rôle important.

Les bons réflexes

Gardez vos cannes bien tendues, le fil correctement en place, et n’hésitez pas à ajouter une clochette pour signaler les touches si vous pensez ne pas être en mesure de les repérer.

Une fois la canne posée, desserrez le frein de votre moulinet d’un quart de tour. Cela évite que le poisson parte avec trop de tension. Mais attention 😅 : pensez à resserrer le frein à la touche avant de ferrer, sinon le poisson risque de filer !

Et surtout, observez, soyez attentif et profitez : la pêche, c’est avant tout un moment de détente face à la mer.

Les règles à respecter

Les tailles minimales de capture : 5 essentiels pour ne pas commettre d’impairs !

• Apprenez à reconnaître les espèces. C’est primordial ! Sans ça, impossible d’appliquer la règle 2, 3 et 4 !

• Être en mesure d’identifier si l’on peut ou non conserver cette espèce ! Et oui, certaines espèces doivent obligatoirement être relâchées ! C’est le cas pour l’anguille et la truite de mer, par exemple !

• Utilisez un mètre pour mesurer avant de garder un poisson. La mesure s’effectue de la gueule du poisson à la queue ! Particularité : la raie se mesure en largeur et non en longueur !

• Respectez les mailles ! La maille permet de garantir les efforts de reproduction des espèces !

• Respectez les quotas, et oui, certaines espèces ne peuvent pas être prélevées dans n’importe quelle quantité !

La coupe de la caudale

La caudale est la nageoire située tout au bout du poisson, que l’on appelle aussi la nageoire de la queue. Lorsqu’un poisson est conservé, la réglementation impose de couper une partie de cette nageoire.

• C’est obligatoire si vous gardez certaines espèces.

• Cette coupe prouve que le poisson est destiné à la consommation personnelle et non à la revente.

Vous trouverez un tableau des tailles minimales requises et des coupes de caudale obligatoires dans cet article ; conservez-le précieusement sur votre téléphone !

Tableau des tailles minimales de capture

Attention aux zones réglementées

• L’été, certaines plages interdisent la pêche à certaines heures. Et certaines digues sont interdites pour les pêcheurs.

• Renseignez-vous sur place (panneaux ou en mairie).

• Cohabitez avec les baigneurs, longe-côtiers et promeneurs.

Vous lancez un plomb de 150 g ! Soyez vigilant, attendez que la zone soit dégagée.

Recommencez, recommencez, recommencez…

C’est en pêchant souvent qu’on progresse. Vous allez :

• Faire des erreurs.

• Faire des capots.

• Utiliser des appâts pour rien.

• Avoir de la casse.

C’est tout à fait normal ! Nous sommes tous passés par là, c’est ce que l’on appelle l’expérience.

Bar de 60cm qui se décroche

Mais vous allez aussi :

• Sentir une vraie touche.

• Ramener votre premier poisson.

• Devenir totalement accro à cette pêche.

Notez vos sessions, partagez avec d’autres (et oui, à plusieurs on progresse plus vite), et surtout : ne lâchez rien !

Conclusion : Le surfcasting, c’est une aventure passionnante

Le surfcasting est une pêche technique, mais très intéressante. Cet article avait un seul objectif : vous permettre de faire vos premiers pas sans vous perdre, en étant le plus concret possible.

Retenez l’essentiel :

Commencez avec un matériel simple et adapté, sans dépenser une fortune. Une bonne canne hybride, un moulinet confortable, un fil adapté à votre aisance technique, et c’est déjà très bien.

Utilisez des montages de base (traînard, 2 ou 3 empiles) et ne cherchez pas à tout apprendre d’un coup. Vous verrez, la pratique fera le reste.

Équipez-vous du strict nécessaire. Inutile de remplir une caisse entière : quelques accessoires bien choisis suffisent largement.

Choisissez vos spots et moments de pêche avec logique : marée montante, coin accessible, conditions météo sûres. Inutile d’aller loin, pêchez proche, mais bien.

Soyez curieux mais sobres sur les appâts : 2 ou 3 types suffisent pour commencer. Observez ce qui fonctionne, vous ajusterez ensuite.

Travaillez vos lancers, mais sans chercher la performance. Un lancer propre et régulier vaut mieux qu’une tentative hasardeuse à 150 mètres.

Respectez les règles, les tailles, les quotas, les espèces protégées, les zones et les autres usagers du littoral. C’est le cœur de la pêche durable.

Enfin, pratiquez souvent, prenez des notes, partagez vos sorties. Chaque session vous rendra meilleur.

Votre premier poisson, qu’il soit maillé ou non, sera un vrai moment de fierté. Il sera la récompense de tous vos efforts.

Alors oui, ce n’est pas une pêche facile. Mais c’est une pêche qui vous marquera.

C’est ça le surfcasting !

Bonne chance, et surtout : amusez-vous, restez curieux, et ne lâchez rien !

Bienvenue dans la grande famille des pêcheurs en surfcasting !

Team NOJO et Isaac 

Un commentaire sur “Débuter en Surfcasting : ce qu’on aurait aimé savoir à nos débuts

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