La pêche du bar en surfcasting est une discipline passionnante qui attire de nombreux amateurs le long des côtes atlantiques. Ce prédateur, aussi appelé loup de mer en Méditerranée, est connu pour sa combativité.
Dans cet article, nous allons détailler les techniques de la Team NOJO SURFCASTING pour cibler le bar en surfcasting, et tenter de partager avec vous notre passion pour ce poisson.

Le bar, un prédateur méfiant et puissant
Le bar franc (Dicentrarchus labrax) est un poisson emblématique des côtes françaises, particulièrement prisé des pêcheurs en surfcasting. Il se distingue par son corps fusiforme, sa robe argentée éclatante et sa puissante nageoire caudale, qui lui confère une vitesse et une agilité remarquables. Prédateur opportuniste, il se nourrit principalement de petits poissons, de crustacés et de mollusques.
Certains individus présentent une teinte plus sombre sur le dos, la nageoire caudale et la queue. Cette variation de couleur est étroitement liée à leur habitat : ces bars dits “sédentaires” vivent à l’année dans les zones rocheuses, où leur robe sombre leur permet de se camoufler efficacement parmi les algues.

Les plus gros spécimens, dépassant les 70 cm, sont surnommés « lunkers », un terme d’argot anglo-saxon issu de la pêche sportive. Littéralement intraduisible, on peut le rapprocher de l’idée de « monstre » ou « mastodonte », une référence à la rareté et à la puissance de ces beaux poissons. Attraper un lunker est souvent considéré comme un moment fort pour tout passionné de bar.


Le bar a la particularité d’aspirer sa proie en la gobant, créant une légère dépression qui attire l’appât vers sa bouche. Lorsqu’il est en phase d’alimentation active, il n’est généralement pas très sélectif : un appât bien présenté suffit souvent à déclencher l’attaque, surtout en période de chasse.
«Dans cette situation, de très petits bars peuvent attaquer vos appâts, parfois plus gros qu’eux sur des hameçons de 2 à 2/0» témoigne Maxime

Mais le côté opportuniste du bar est aussi à prendre en compte. Ce prédateur rusé économise son énergie en profitant des courants, des zones d’affût naturelles et des changements de marée. Il connaît parfaitement son territoire, et il n’est pas rare qu’un bar adulte revienne précisément là où il a grandi. Les lunkers des marais en sont un parfait exemple : ils possèdent de véritables « postes » fixes qu’ils fréquentent à des moments bien définis, selon le rythme des marées.
« J’en connais un, un très gros! Depuis des années, il me nargue régulièrement depuis la rive opposée. Inlassablement, il suit toujours le même trajet de chasse, tel un métronome. C’est un véritable aspirateur à crevettes » dixit Damien
Le bar dispose aussi d’une excellente vue, qu’il utilise pour surveiller son environnement… oiseaux, proies, mais aussi pêcheurs. En cas de mauvaise visibilité, ce sont alors les odeurs et les vibrations qui prennent le relais dans sa recherche de nourriture. Ces éléments sont essentiels à prendre en compte lorsqu’on choisit un appât ou qu’on adapte son montage.

Pour nous pêcheurs, la luminosité joue également un rôle majeur. En pleine journée, un ciel couvert ou gris sera souvent plus favorable qu’un grand ciel bleu : le bar se sentira plus en sécurité, donc plus actif et plus enclin à s’approcher des bordures ou des zones de moindre profondeur.
Morphologie, croissance et longévité du bar
Le bar franc possède un corps, parfaitement adapté à la nage rapide et aux embuscades. Sa tête massive, prolongée par une grande bouche légèrement oblique, abrite une mâchoire puissante sans dents véritables mais munie de petites aspérités abrasives. Ses yeux bien développés témoignent de son excellente vision, y compris dans des eaux agitées ou faiblement éclairées.
Sa nageoire caudale en forme de croissant est un véritable moteur, lui permettant des accélérations fulgurantes pour surprendre ses proies ou fuir un danger. Les nageoires dorsales sont bien marquées, la première étant épineuse et rigide, la seconde plus souple. Sa ligne latérale, bien visible, joue un rôle clé dans la détection des vibrations et des mouvements sous-marins.

La croissance du bar est relativement lente, ce qui en fait une espèce vulnérable à la surpêche. Un individu de 30 cm peut avoir déjà entre 3 et 4 ans, tandis qu’un bar de 70 cm dépasse souvent les 10 ans. Les plus grands spécimens peuvent atteindre 1 mètre pour plus de 10 kg, mais ces tailles restent rares dans le milieu naturel, surtout sur les zones très fréquentées.
La maturité sexuelle est atteinte aux alentours de 4 à 5 ans pour les mâles (environ 40-45 cm), et un peu plus tard pour les femelles, qui ont besoin d’un gabarit plus important pour supporter la reproduction. Cette lenteur dans la croissance explique les quotas et tailles minimales de capture imposés pour préserver les populations.
Le bar se reproduit en hiver, principalement entre décembre et mars, en pleine mer. Les juvéniles gagnent ensuite les zones côtières, les estuaires, les plages, les zones abritées, où ils grandissent en se nourrissant de petites proies et trouvent refuge dans les eaux peu profondes.
Afin de préserver la ressource en bar, même si nous avons l’autorisation de les prélever pendant la période de reproduction, puisque nous sommes en dessous du 48eme parallèle, nous remettons systématiquement les bars à l’eau du 1er janvier au 31 Mars.
Les meilleures zones pour pêcher le bar en surfcasting
Le bar est un poisson côtier qui affectionne les environnements dynamiques, riches en oxygène et en nourriture. C’est un opportuniste qui utilise les courants et les cycles de marée pour chasser tout en économisant son énergie. En surfcasting, connaître ces zones stratégiques permet de se donner plus de chances d’en pêcher.
• Plages de sable et de galets
Ce sont les spots les plus courants en surfcasting, mais aussi les plus changeants. Les plages exposées à la houle et aux courants sont particulièrement intéressantes, car les vagues brassent le fond et dégagent vers la côte des petits organismes (vers, coquillages, mollusques) qui attirent les bars. Il est important de repérer les trous d’eau et les bancs de sable à marée basse : ce sont des zones de passage ou d’affût très fréquentées par les bars. La tombée du jour et l’aube y sont souvent des moments clés.
• Baies et plages à marée
Les baies et les grandes plages avec un marnage important (c’est-à-dire où la mer monte et descend beaucoup) sont des terrains de chasse idéals pour le bar. Quand la marée monte, l’eau recouvre peu à peu les vasières, les bancs de sable et les herbiers. Ce mouvement ramène avec lui plein de petites proies : vers, crabes, crevettes, alevins.
Le bar en profite. Il connaît parfaitement ces zones et sait où se placer pour intercepter cette nourriture. Il va souvent se positionner près des petits courants, comme les sorties de ruisseaux ou de canaux, là où l’eau se mélange et remue. Ces zones brassées sont de véritables autoroutes alimentaires pour lui. Pour le pêcheur, ce sont des secteurs très prometteurs, notamment au début de la marée montante.
• Estuaires et embouchures
Ce sont des véritables garde-mangers pour le bar. Ces zones abritent une grande biodiversité : crevettes, mulets, lançons, crabes, et petits poissons blancs. En période de reproduction, les juvéniles y trouvent refuge, ce qui attire naturellement les gros prédateurs. L’activité y est souvent plus importante aux changements de marée, notamment au début de la descendante, lorsque les proies sont contraintes de quitter les vasières.
• Jetées et digues
Ces zones « cassées » du littoral concentrent souvent les plus gros spécimens. Les roches créent des zones de courant, de remous et des caches idéales pour un chasseur comme le bar. Ce dernier y reste souvent en poste, embusqué à l’abri de la turbulence, prêt à bondir. En surfcasting, viser les cassures rocheuses, les trous profonds, ou les zones d’ombre peut réserver de belles surprises, surtout à marée montante ou lorsque la mer se lève.

Les montages les plus efficaces pour le surfcasting dans notre région
Choisir le bon montage est essentiel pour adapter sa pêche aux conditions du moment : force du courant, nature du fond, type d’appât ou activité du poisson.
Voici les montages que la Team NOJO utilise le plus souvent sur nos plages et dans nos baïes :
• Le montage à empile haute et pulley rig
L’empile haute est un montage robuste, idéal pour les conditions difficiles, notamment en mer agitée ou par fort courant. Il permet de présenter l’appât au-dessus du plomb, bien visible dans la colonne d’eau, ce qui attire les bars en chasse.

Le pulley rig, quant à lui, est parfait pour cibler de gros poissons comme les lunkers. Ce système coulissant limite les risques de casse lors du combat, car il répartit la tension entre le poisson et le plomb. Il est très utilisé lorsqu’on pêche sur fond rocheux ou encombré.
• Le montage traînard
C’est un montage plus discret, souvent utilisé lorsque les eaux sont claires et calmes. L’empile longue (de 1,20 m à 2,50 m) permet de laisser l’appât se déplacer naturellement avec le courant. Ce montage est redoutable avec des appâts, comme les vers ou les couteaux.
Il est particulièrement efficace sur les plages de sable ou en estuaire, quand les bars sont méfiants ou peu actifs.
• Le montage à 2 ou 3 empiles
Polyvalent, ces montages sont des tout-terrain. Ils permettent de proposer plusieurs appâts à différentes hauteurs d’eau, ce qui augmente les chances de déclencher une touche. 2×1,50 m, 2×2 m, 3×50 ou 3×80, sont à adapter en fonction des conditions !
Idéal pour la prospection, ces montages sont très utiles pour tester différents appâts en même temps.

On l’utilise souvent dans les zones à fond propre, sur des bancs de sable. Attention toutefois : avec trois empiles, il devient plus sensible aux emmêlements, donc à réserver aux jours calmes ou aux pêches de petits bars.
Les meilleurs appâts pour le bar
Le choix de l’appât est souvent décisif dans la réussite d’une session de pêche au bar. Même si ce prédateur peut se montrer opportuniste, il n’en reste pas moins sélectif selon les conditions, les saisons, et l’environnement dans lequel il évolue. En surfcasting, adapter son appât à la zone de pêche et à l’activité du moment est essentiel pour espérer déclencher une touche, surtout quand on vise de beaux spécimens.
Voici les appâts les plus efficaces pour séduire le bar, testés et approuvés par la Team NOJO :
• Vers marins : arénicoles, vers tubes, pistiches
Les vers marins font partie des appâts les plus utilisés et pour cause ! Riches en protéines, ils émettent de puissants signaux olfactifs dans l’eau, ce qui attire immédiatement l’attention des bars.
• Arénicole : incontournable sur les plages sablonneuses, ce ver au corps épais et foncé est très prisé par les bars en quête de nourriture sur les vasières. Facile à escher, il diffuse rapidement ses effluves dans l’eau.

• Vers tube : Ils sont généralement de couleur beige à brunâtre. Ils peuvent mesurer de 20 à 40 cm de long. Leur corps est segmenté, avec 2 parties. La tête avec les 10/15ers cm est la meilleure partie pour la pêche. Les 2 parties se distinguent par un changement de couleurs.

• Pistiche (ou mourron) : plus long, plus résistant, il se révèle redoutable en eau trouble ou agitée. Son odeur puissante attire souvent les plus gros bars.

Les vers sont généralement montés sur des hameçons de taille 1 à 2/0, en fonction de la taille de l’appât. En montage traînard ou empile haute, ils se baladent naturellement dans le courant, ce qui les rend irrésistibles.
• Coquillages et crustacés : couteaux, mye, crabes mous
Ces appâts sont très efficaces, notamment dans les zones où le bar a l’habitude de fouiller le fond pour se nourrir.
• Couteaux : très utilisés sur les plages à marée, ils émettent une odeur puissante une fois ouverts. L’idéal est de les ligaturer avec du fil élastique pour les maintenir bien en place sur l’hameçon.

• Mye : appât très attractif, elle demande une présentation soignée.
• Crabe mou : véritable friandise pour les bars, surtout en début d’été. Il est conseillé de l’escher entier pour cibler les beaux poissons. Il fonctionne très bien sur les montages pulley rig en zone rocheuse.
Ces appâts sont à privilégier dans les zones d’embouchure, les estuaires, ou près des digues, là où les bars viennent naturellement chercher ce type de nourriture.
• Poissons-appâts : lançons, sardines
Lorsque le bar est en chasse active, notamment en automne ou à la tombée du jour, rien ne vaut un poisson-appât bien présenté.
• Lançon : très apprécié du bar, c’est un poisson fuselé qui nage en bancs dans les rouleaux. On peut l’utiliser entier ou en tronçons, selon la taille du poisson ciblé.
• Sardine : grasse, odorante, et facile à trouver, c’est un appât « coup de cœur » quand les bars sont actifs. En montage surf classique ou même flottant, la sardine dégage une traînée olfactive très attractive.

Ces appâts sont excellents sur les spots exposés à la houle ou dans les zones où les bars chassent à vue. Ils permettent aussi de trier les prises et d’attirer les gros spécimens.
• Seiches et encornets : très attractifs pour les gros bars
Appâts de choix pour ceux qui visent le fameux lunker ! Leur chair résistante permet des lancers puissants, et leur forte odeur attire les bars même de loin.

• Seiche : utilisée en lamelles, ou en tronçon sur hameçon simple ou triple, elle reste longtemps active dans l’eau. Sa texture ferme permet de la maintenir bien en place, même en mer agitée.
• Encornet : également très apprécié, notamment en pleine mer ou sur les digues profondes. À utiliser en bout de ligne ou en cocktail avec un ver pour combiner visuel et odeur.

Ces appâts sont souvent plus sélectifs et efficaces sur les postes profonds ou encombrés, en pleine activité de chasse ou à marée montante.
Astuce de la Team NOJO :
Changer régulièrement d’appât peut faire la différence ! Lorsque l’activité est faible, n’hésitez pas à tester plusieurs types en même temps sur un montage multi-hameçons, pour cerner ce que les bars recherchent. Et surtout, veillez toujours à la fraîcheur et à la présentation de vos appâts : un appât vivant ou bien esché sera un plus.
«J’utilise fréquemment le bi-goût lors de mes sessions, cela m’a sauvé plus d’une fois de la bredouille» précise Fred.

Conditions idéales pour pêcher le bar
Comprendre les conditions qui influencent l’activité du bar est essentiel pour optimiser ses sorties de pêche. Ce prédateur, bien qu’opportuniste, reste très sensible à son environnement. Température de l’eau, phases lunaires, météo, marées : autant de facteurs qui peuvent transformer une session morose en partie de pêche inoubliable. Voici les éléments clés à surveiller pour maximiser vos chances.
Marées montantes et descendantes : des moments stratégiques
Le bar est un poisson qui exploite les courants. Il profite des flux pour se déplacer, chasser, ou simplement se laisser porter en attendant qu’un repas passe à proximité. C’est pourquoi les changements de marée déclenchent souvent une forte activité.
Lorsque la mer monte, elle recouvre progressivement les zones riches en nourriture : vasières, herbiers, bancs de sable. Le bar suit ce mouvement, pénétrant plus près du rivage à la recherche de proies. C’est souvent pendant la deuxième moitié de la montante que les touches deviennent plus franches, notamment en bordure ou dans les zones brassées.

À l’inverse, la marée descendante concentre les proies vers l’extérieur : les petits poissons et crustacés quittent les zones peu profondes, devenues trop découvertes. Le bar en embuscade profite de ce mouvement pour se nourrir à l’affût dans les chenaux, embouchures, ou sorties d’eau douce.
«Une année, j’ai fait tous mes plus gros bars au descendant, quasi à l’étale basse, comme quoi, connaître ses spots et suivre ses variations, c’est important!» relate Fred.


Astuce Team NOJO :
Sur certains postes, on note une vraie régularité d’activité au même moment de la marée. Gardez un œil sur les horaires et tenez un carnet de vos sessions.
«Je note toutes mes sessions, et il n’est pas rare que je fasse un beau bar maillé à la même période, sur le même spot, d’une année sur l’autre» indique Hervé

Crépuscule et nuit : l’heure des gros poissons
Le bar est un chasseur visuel, mais aussi un opportuniste prudent. Les conditions de faible luminosité, au lever du jour, au coucher du soleil, et surtout la nuit. Ces moments lui offrent un avantage sur ses proies tout en limitant sa propre exposition aux prédateurs (et aux pêcheurs !).
Ces périodes sont connues pour déclencher l’activité des plus gros individus, notamment sur les plages ou en bordure de digues. Dans l’obscurité, le bar se fie davantage à son odorat et sa ligne latérale, ce qui renforce l’efficacité des appâts odorants comme les vers, les sardines ou les seiches.
«C’est souvent au moment où tu commences à plier que la touche arrive» plaisante Bruno. «Et là, tu fais le plus beau bar de la session!»

Conditions météo : quand le vent et la houle s’en mêlent
Contrairement à certaines espèces plus discrètes, le bar aime l’agitation. Une mer un peu formée, brassée par une houle modérée ou un vent soutenu, crée un environnement idéal : l’eau devient plus trouble, riche en oxygène et en particules, ce qui facilite sa chasse tout en le protégeant visuellement.
Ce type de météo déterre les vers, les coquillages et brouille la perception du bar, qui devient plus audacieux. C’est souvent dans ces conditions que l’on enregistre les plus belles touches, notamment sur les plages exposées ou les digues ouvertes au large.
Attention toutefois : si la houle est trop forte ou que le vent rend les conditions ingérables, la pêche devient compliquée voire impossible. Il faut trouver le juste équilibre entre la météo et notre capacité à pêcher.

pendant une belle nuit d’été
Il est possible de faire de beaux spécimens, lors des belles nuits d’été avec une mer calme, sur les plages assez plates, lorsque l’eau s’est réchauffée toute la journée avec le soleil. Le bar se rapproche des côtes lorsque les baigneurs ont quittés la zone et ont bien remués les bordures. Le bar est un opportuniste et il profite alors de la chaleur de l’eau et de la nourriture laissé là par les touristes!
Températures de l’eau et saisons
Le bar reste actif toute l’année, mais les températures de 12 à 18°C sont particulièrement favorables. En hiver, l’activité diminue, sauf pour les spécimens plus costauds présents dans les estuaires ou zones abritées. Le printemps marque la reprise, avec des poissons en quête de nourriture après la fraie. L’automne, lui, est la saison reine : le bar se gave pour constituer ses réserves avant de partir en fraie, rendant les attaques plus franches et les poissons plus lourds.
Récits de pêche : entre plaisanteries et beaux poissons
Au sein de la Team NOJO, chaque sortie est une aventure. Que l’on pêche en solo ou à plusieurs, chaque session nous offre son lot de surprises et de souvenirs à raconter. Mais il faut bien le dire : ce sont souvent les sessions en groupe qui marquent le plus.
Il y a ces soirées magiques où tout s’aligne : la marée est bonne, les appâts sont frais, la météo est agitée mais juste ce qu’il faut… et un à un, les moulinets chantent. Un premier bar maillé sort de l’écume, puis un deuxième, puis un troisième.
Chacun attrape “son” poisson à tour de rôle, avec son montage, et des appâts variés, mais toujours avec la même passion qui nous anime. Ce sont des moments rares, où l’excitation et la complicité se mélangent à chaque touche.
On se chambre gentiment :
“Le mien, il fait 54!”
“Ouais mais le mien a tapé sur l’empile du haut!”
“Montre ton montage, t’as encore mis ton fameux combo secret!”
Ce genre de soirée, où l’on repart tous avec un poisson maillé et le sourire vissé au visage, pleins de souvenirs avec les potes!

Et puis, il y a ces sessions plus calmes, où les touches se font attendre… mais où l’on reste concentrés, à écouter les vagues et à scruter le scion de la canne voisine, tout en bavardant de choses et d’autres.
Parfois, le plus beau moment ne vient pas d’un beau bar, mais d’un lever de soleil, d’un fou rire entre deux lancers, ou juste de voir nos enfants sortir leur premier vrai poisson sous les regards fiers de toute l’équipe.

« Il y a aussi les moments de frustration où le poisson se décroche au bord, tu vois la nageoire et c’est fini! » souligne Jérémie
On a aussi connu ces soirs pleins de mystère, où les touches sont franches, mais les poissons se décrochent ou laissent juste un appât mâchouillé. L’expérience nous apprend que ces échecs font partie du jeu. On débriefe, on apprend, et on y retourne plus affûtés.
La pêche en surfcasting, ce n’est pas seulement la traque du bar, c’est aussi une aventure humaine pour la Team NOJO.
Un mélange de patience, de stratégie, de plaisanteries entre potes… et de magie parfois. C’est autour de ces moments partagés que la Team NOJO se construit, session après session.
Conservation et respect de la ressource : pêcher le bar sans compromettre son avenir
Chez NOJO Surfcasting, on aime profondément traquer le bar, mais on aime tout autant le préserver. Car ce poisson est emblématique de notre pratique. Il est aussi majestueux qu’il est vulnérable, il mérite toute notre attention.

La pression de pêche, la lenteur de sa croissance et la fragilité de ses cycles de reproduction nous rappellent que chaque capture doit être réfléchie.
Voici un rappel des règles à appliquer pour notre secteur :
• Respect de la taille minimale de capture : 42 cm en Atlantique
• Respect des quotas : un bar par jour et par pêcheur!toute l’année (En-dessous du 48ème parallèle)
• La coupe de la caudale
Même si la réglementation permet de prélever du poisson, nous faisons le choix, au sein de la Team NOJO, de relâcher systématiquement tous nos bars capturés entre le 1er janvier et le 31 mars.
Pourquoi ? Parce que c’est leur saison de reproduction. Préserver les géniteurs à cette période, c’est offrir à l’espèce un peu de répit, et contribuer à maintenir des stocks durables pour l’avenir.
Conclusion : une passion ancrée entre nous!
La pêche du bar en surfcasting, c’est bien plus qu’une technique : c’est une quête. Une quête faite de réveils en pleine nuit, de lignes tendues, de scions qui bougent au rythme de la mer… et surtout, de souvenirs partagés entre potes.
Pour la Team NOJO, on pêche avec le cœur, et c’est le partage entre potes qui nous pousse à retourner au bord de l’eau, encore et encore.
Pour le frisson d’une belle touche et d’un beau bar, mais aussi pour les éclats de rire à la lumière des frontales.
Alors que vous soyez novice curieux ou pêcheur aguerri, on vous souhaite de vivre, vous aussi, ces moments magiques. De vibrer à chaque touche. De transmettre cette passion. Et de faire du bar, non pas un trophée, mais un partenaire de jeu respecté.
À très bientôt au bord de l’eau,
La Team NOJO
