Dans l’univers du surfcasting, chaque detail peut avoir son importance pour réussir à attraper un poisson. Parmi les équipements qui peuvent susciter quelques débats, les éléments phosphorescents occupent une belle place!😅
« J’en mets jamais »
« je pêche tout le temps avec une perle verte phospho »
« Je flash mes plombs et mes perles que l’hiver »
« Un gadget de plus !»
Tout surfcasters, que nous sommes, avons déjà entendu ce genre de déclarations, liés aux propres expériences et résultats en pêche de chacun.
Mais est-ce vraiment efficace d’utiliser un plomb ou une perle phospho? Ou est-ce seulement une croyance du pêcheur ?
Nous allons tenter d’explorer cette question dans cet article.
Qu’est ce que la phosphorescence ?
La phosphorescence est un phénomène de luminescence d’un matériau lorsqu’il est exposé à une source de lumière avec UV. Une fois chargée, le matériau reste lumineux de quelques secondes à plusieurs heures.
Les poissons sont-ils sensibles à la phosphorescence ?
Les poissons ont une perception de la lumière différente de la nôtre. Leur capacité à voir et réagir à la lumière varie en fonction de l’espèce, de leur environnement et de leur mode de vie.
Comprendre leur sensibilité a la lumière peut permettre de mieux utiliser la phosphorescente pendant nos sessions en surfcasting.
Comme précisé plus haut, la vision des poissons depend de plusieurs facteurs :
1- La profondeur :
Plus un poisson vit en profondeur, plus il est adapté à voir dans des conditions de faible luminosité.
Par exemple, le maigre, souvent pêché en surfcasting, possede une excellente vision nocturne, ce qui explique pourquoi il est plus actif la nuit.
2- La structure de l’oeil :
Contrairement à nous, certains poissons possèdent une couche réfléchissante qui améliore leur vision nocturne en renvoyant la lumière à travers la rétine (comme chez les chats).
C’est le cas du bar qui est très réactif aux effets lumineux.
3- Les couleurs visibles :
Les poissons voient certaines couleurs mieux que d’autres selon leur habitat.
Le principe général est le suivant :
En eaux peu profondes, ils distinguent bien les couleurs vives (rouge, jaune, vert). Par exemple, la daurade royale réagi bien aux appâts et accessoires colorés.
En eaux profondes, la lumiere rouge disparait et seuls le bleu et le vert restent visibles.
Des especes comme la raie et le congre, souvent capturés la nuit, ont une bonne perception de ces couleurs.


La phosphorescence est-elle un atout ou un danger ?
Dans le milieu naturel, plusieurs organismes marins produisent de la lumiere via la bioluminescence :
Les proies luminescentes :
Certains crustacés et petits poissons, comme le lançon, affichent une phosphorescence naturelle qui attire des prédateurs comme le bar ou le turbot.
Les prédateurs lumineux :
Dans les abysses, des poissons comme le poisson-lanterne utilisent la bioluminescence pour attirer leurs proies.

Les poissons cotiers, nos cibles principales en surfcasting, ne sont pas exposés a une bioluminescence aussi intense, mais ils restent sensibles à la lumière.
Avec ces informations, nous pouvons déjà affirmer qu’un objet lumineux peut :
Attirer par curiosité :
Un poisson opportuniste comme le bar ou le maigre peut venir inspecter un montage phosphorescent, pensant a une proie en mouvement.
Stimuler l’instinct de chasse :
Une lumière verte ou bleue peut evoquer une proie en détresse, ce qui est efficace pour des poissons comme le congre ou la raie.
Effrayer les poissons méfiants :
Dans une eau très claire et calme, une lumière trop forte peut sembler anormale et repousser certains poissons comme la dorade royale qui est très prudente sur son alimentation.
Dans quelles conditions utilisées les plombs et perles phosphorescents ?
Comme nous l’avons vu, la phosphorescence peut être un atout… ou un désavantage selon les circonstances.
L’idée n’est pas d’en faire une utilisation systématique, mais de savoir quand et comment l’intégrer à nos montages.

Voici quelques situations où ces accessoires peuvent faire la différence :
Pêche de nuit :
C’est probablement le moment où la phosphorescence prend tout son sens.
La nuit, les contrastes lumineux attirent naturellement l’attention des prédateurs.
Un plomb ou une perle phosphorescente chargée à la lampe UV peut simuler la présence d’une petite proie ou d’un crustacé luminescent.
Préférez des teintes douces (vert pâle, bleu) pour ne pas surstimuler les poissons.
Eaux troubles ou agitées :
Lorsque la mer est chargée, la visibilité des appâts diminue. Dans ces conditions, un point lumineux peut aider les poissons à localiser votre montage plus rapidement.
Ajoutez les éléments phosphorescents petit à petit, plomb puis perles par exemple.
Zones profondes :
Plus vous descendez en profondeur, plus la lumière se raréfie, notamment les tons rouges et jaunes. Une perle phosphorescente peut simuler la bioluminescence naturelle que certains poissons rencontrent à ces profondeurs.
Testez la phosphorescence avec des teintes bleues et vertes en eaux profondes
Conditions calmes et eaux claires :
En pleine journée, avec une mer d’huile et une eau cristalline, la phosphorescence peut sembler trop « flashy » et éveiller la méfiance de poissons comme la dorade royale, très sensible à tout ce qui sort de l’ordinaire.
Utilisez la phosphorescence par petites touches discrètes dans ces conditions ou pas du tout 😅
Les plombs et perles phosphorescents sont intéressants en surfcasting mais ils doivent être utilisés dans les bonnes conditions.
http://www.lscgum11.com
La clé du succès en surfcasting réside dans l’observation et l’adaptation. Ce qui fonctionne aujourd’hui, peut ne pas marcher demain. Alors, testez, ajustez, et surtout… faites confiance à votre instinct ! 😅
